27 sep 2021
Gert Lambers
TIC

Nul ne peut prédire l’avenir avec une boule de cristal. On ne peut donc qu’imaginer les possibilités qu’offrira l’informatique d’ici 2030. Toutefois, nous savons que certains facteurs vont influencer l’évolution de ce secteur au fil des prochaines années. C’est déjà le cas de la situation sanitaire actuelle, qui incite les entreprises à accélérer leur processus de numérisation. Mais la « boussole numérique » publiée par la Commission européenne en début d’année aura elle aussi un impact indéniable sur les services informatiques. Dans cet article, nous nous intéressons à quelques-uns des axes de l’évolution du secteur informatique d’ici 2030. 

La boussole numérique de la Commission européenne

Le 9 mars 2021, la Commission européenne a présenté sa vision et sa stratégie pour la transformation numérique de l’Europe à l’horizon 2030. Elles s’articulent autour de 4 objectifs primordiaux :
 

  • Compétences numériques

La Commission européenne ambitionne que 20 millions de spécialistes des TIC soient actifs au sein de l’UE d’ici 2030, avec dont un plus grand nombre de femmes qu’à l’heure actuelle. Au moins 80 % des Européens adultes devraient en outre avoir des compétences numériques de base.
 

  • Transformation numérique des entreprises

D’ici à 2030, trois entreprises sur quatre devraient utiliser différentes solutions cloud, le big data et l’intelligence artificielle. Plus de 90 % des PME devraient atteindre au moins un niveau basique d’intensité numérique.
 

  • Mise en place d’une infrastructure numérique sûre et durable

D’ici 2030, tous les ménages de l’UE devraient disposer d’une connectivité en gigabit et pouvoir utiliser la 5G. La production de semi-conducteurs durables devrait en outre représenter 20 % de la production mondiale et 10 000 nœuds périphériques hautement sécurisés et neutres pour le climat devraient être déployés au sein de l’Union.
 

  • Numérisation des services publics

Les services publics doivent également numériser leurs activités : tous les services publics clés devraient être disponibles en ligne ; et en ce qui concerne l’e-health, tous les citoyens devraient avoir accès à leurs dossiers médicaux électroniques. D’ici 2030, 80 % des citoyens devraient aussi faire usage d’une carte d’identité électronique.

Pour atteindre ces objectifs, les services informatiques doivent également évoluer afin que la population, les entreprises et les autorités puissent bénéficier d’un soutien technologique adéquat. Les solutions cloud sont d’ailleurs d’une importance cruciale pour la numérisation, mais les considérations suivantes ne sont pas à sous-estimer pour autant.

Évolution des types et configurations de centres de données

La collecte, l’analyse et le traitement des données demeurent des enjeux capitaux, mais les entreprises doivent disposer des capacités requises pour stocker cette abondance de données. La fourniture de centres de données suffisants constituera donc un défi considérable pour les services informatiques. Il faut en outre tenir compte des impératifs de sécurité et de durabilité – deux piliers qui gagnent d’ores et déjà en importance. Ainsi, les centres de données devront être plus économes en énergie, afin que le secteur informatique puisse aussi contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique. Il existe notamment des solutions de stockage à mémoire flash, qui demandent moins d’énergie et de refroidissement.

Les centres de données du futur seront aussi des clouds plus polyvalents. En effet : les serveurs de nombreuses entreprises ne tournent pas toujours au maximum de leur capacité. Pour compenser les pertes budgétaires et de stockage qui en découlent, la surcapacité peut être mise à la disposition de tiers qui en ont besoin, moyennant paiement. Pour ce faire, il suffit de renvoyer la capacité excédentaire vers le cloud.

Les forteresses de données et le fog computing comptent aussi parmi les évolutions potentielles des centres de données. Une forteresse de données est résolument axée sur la protection des données, la sécurité et la protection des applications stratégiques d’une entreprise, et permet d’isoler ces dernières de l’infrastructure générale. Les données sensibles peuvent ensuite être stockées en dehors du réseau, dans des pods de données distincts, dotés de leurs propres climatisation et alimentation. Le fog computing, quant à lui, désigne l’utilisation d’infrastructures plus petites, spécifiquement conçues pour l’usage auquel elles sont destinées. Ces petits réseaux peuvent être intégrés dans un réseau plus vaste. Cette infrastructure permet de régir les applications de manière décentralisée afin que les données soient plus proches des réseaux et dispositifs adéquats. La réduction des étapes intermédiaires garantit une plus grande efficacité.

L’importance de l’IA et du machine learning

L’intelligence artificielle et le machine learning sont utilisés depuis quelque temps déjà dans les services informatiques et le monde des affaires. Ils servent par exemple à la mise en place et l’optimisation de flux de travail afin d’augmenter l’efficacité des tâches et d’économiser du temps. Mais ces technologies intelligentes continueront aussi à évoluer et à trouver leur place dans différents réseaux et infrastructures informatiques.

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